Pourquoi mon chien glisse-t-il sur le parquet ?
Sommaire
Le crissement précipité des griffes sur le parquet est plus qu’un bruit désagréable. Il peut signifier que le sol réduit l’adhérence de votre chien, mais aussi rendre plus visible un problème récent lié à la douleur, à l’équilibre, à la force ou au confort de ses pattes.
Le plan ci-dessous vous aidera à sécuriser votre intérieur dès aujourd’hui, à comparer les facteurs susceptibles de réduire l’adhérence, à noter des observations utiles et à reconnaître le moment où les ajustements du sol doivent laisser place à une consultation vétérinaire.
Pourquoi mon chien glisse-t-il sur le parquet ?
Un chien peut glisser parce qu’une surface lisse n’offre pas suffisamment d’adhérence compte tenu de sa façon de se déplacer. Le problème peut être plus visible lorsqu’il accélère, tourne, se relève, retombe après un saut ou marche avec les pattes mouillées. La longueur des griffes, les poils entre les coussinets, une patte douloureuse, l’hésitation, la douleur, la faiblesse et les troubles de l’équilibre peuvent également influencer ce que vous observez.
Le sol joue un rôle dans la situation, mais il n’en est pas toujours l’unique explication.
Une petite expérience permet de comprendre pourquoi la surface compte. Des chercheurs ont observé 12 petits chiens vivant à l’intérieur se déplaçant sur six revêtements présentant différents niveaux mesurés de résistance au glissement. Sur les sols offrant moins d’adhérence, les chiens ralentissaient, apparemment pour éviter de déraper. L’ expérience J-STAGE sur l’adhérence des sols chez le chien étaye un point pratique : les changements de revêtement peuvent modifier la façon dont un chien se déplace.
Cette étude était de petite taille, portait uniquement sur certains petits chiens et ne mesurait ni les blessures ni la fréquence des chutes à la maison. Elle ne permet pas d’affirmer que tous les parquets, carrelages ou sols stratifiés sont dangereux. Elle ne fournit pas non plus une valeur universelle que vous pourriez trouver sur l’étiquette d’un revêtement et appliquer à tous les chiens.
À la maison, ce qui compte, c’est la combinaison des éléments suivants :
- La finition du sol, sa propreté, son degré de sécheresse et son adhérence réelle
- La vitesse, la direction, la posture et l’assurance du chien
- L’état des griffes, des coussinets, de la peau et des poils autour des pattes
- La taille, la morphologie, l’âge et les habitudes de déplacement du chien
- Toute douleur, faiblesse, raideur, blessure ou perte d’équilibre
- Le trajet lui-même, notamment les angles, les seuils, les escaliers et les zones de réception
Un jeune chien qui dérape en prenant un virage à toute vitesse peut présenter un problème différent de celui d’un chien âgé dont les pattes arrière glissent alors qu’il se tient près de sa gamelle d’eau. Un chien qui ne glisse que sur un parquet ciré présente un tableau différent de celui qui trébuche aussi sur la moquette, l’herbe et le bitume.
Cette distinction est utile, mais elle ne permet pas d’établir un diagnostic. Les glissades, à elles seules, ne prouvent ni une arthrose, ni une dysplasie de la hanche, ni un problème vertébral, ni un trouble neurologique, ni de l’anxiété, ni une simple maladresse. Plusieurs facteurs peuvent également être présents en même temps. Un chien légèrement gêné peut se déplacer sans difficulté sur la moquette et peiner sur le parquet, car une surface plus dure exige une pose des pattes plus précise.
Sécurisez le trajet en dix minutes
Le changement le plus rapidement utile consiste à couvrir le trajet que votre chien emprunte réellement, plutôt que chaque centimètre carré de sol lisse. Créez un chemin continu entre les endroits essentiels, puis sécurisez les virages, les transitions et les zones de réception, où les pattes sont davantage sollicitées.
Les recommandations de l’ AAHA pour adapter le logement des animaux âgés mentionnent les tapis, les tapis de yoga, les chemins de moquette, les rampes et les barrières parmi les aménagements pouvant offrir un meilleur appui ou faciliter les déplacements des animaux à mobilité réduite. Ces recommandations favorisent un environnement plus sûr, mais ne permettent pas d’affirmer qu’un accessoire donné prévient toutes les chutes.
Un parcours antidérapant en dix minutes
- Empêchez l’accès à la zone la plus dangereuse. Utilisez une barrière, fermez une porte, réorganisez les meubles ou surveillez votre chien pour éviter une nouvelle tentative incontrôlée pendant que vous intervenez.
- Repérez le trajet indispensable. Commencez par le trajet entre le panier du chien, la porte, l’eau, la nourriture et la pièce où la famille passe le plus de temps. Si votre chien doit traverser une pièce longue, couvrez tout le passage au lieu de placer un petit tapis au milieu.
- Assurez un sol stable du début à la fin. Utilisez des tapis de couloir, des tapis ou des revêtements antidérapants provisoires qui restent bien à plat sous les pattes. Limitez autant que possible les portions de sol découvertes.
- Couvrez les zones de départ, d’arrivée et de virage. Placez un revêtement antidérapant là où votre chien se lève de son panier, tourne dans un couloir, s’approche d’une porte, descend une marche ou atterrit après être descendu d’un meuble.
- Gardez le parcours propre et sec. L’eau près des gamelles, la pluie rapportée sous les pattes, les résidus de produits ménagers, la poussière et les traces de nourriture peuvent rendre un sol déjà lisse encore plus difficile à parcourir.
- Ralentissez la prochaine tentative. Marchez calmement aux côtés de votre chien. Évitez de l’appeler avec enthousiasme, de lancer un jouet à travers le parcours ou de l’encourager à courir pour « tester » les changements.
L’inspection pièce par pièce
Utilisez cette liste de contrôle dès maintenant, puis de nouveau après quelques heures d’utilisation de l’aménagement par les occupants de la maison.
VCA recommande que les tapis et chemins antidérapants soient eux-mêmes antidérapants, sans coins relevés ou recourbés susceptibles de faire trébucher. Ses conseils pour aménager le logement d’un chien ayant des difficultés à se déplacer mettent également l’accent sur les zones fréquemment utilisées, les zones d’arrivée, les escaliers, les griffes et les poils entre les doigts.
L’erreur la plus courante consiste à disposer de petits tapis séparés par des zones lisses. Pour une personne, cela peut ressembler à un chemin, mais un chien hésitant peut y voir une succession de sauts. Les espaces sont particulièrement difficiles à franchir lorsqu’il doit tourner ou transférer son poids.
Testez le parcours, pas l’étiquette
Un produit présenté comme antidérapant n’est pas forcément stable dans votre intérieur. La finition du sol, la poussière, le matériau du dessous, l’humidité, l’usure du tapis, la taille du chien et la direction de la force exercée peuvent toutes influencer ses déplacements.
Appuyez sur chaque revêtement et poussez-le avec le pied dans plusieurs directions. Observez ensuite votre chien lors d’un passage lent et surveillé. Votre parcours peut présenter trois situations :
- Continu : Le chien peut aller d’un lieu essentiel à l’autre sans poser les pattes sur une zone lisse découverte.
- Partiel : Les portions droites sont couvertes, mais il reste des espaces au niveau des angles, des seuils, des gamelles ou des zones d’arrivée.
- Instable : Un tapis, un chemin de table ou une natte glisse, se plisse, s’enroule ou réduit la largeur du passage utilisable.
Corrigez les parcours partiels ou instables avant d’évaluer l’efficacité de l’ensemble. Pour aménager plus largement l’espace d’un chien âgé, le guide sur les tapis, les rampes, le repos et les aménagements plus sûrs à la maison étend cet audit de la pièce aux couchages, aux espaces de récupération et aux accès du quotidien.
Que dois-je vérifier sur les pattes et les griffes de mon chien ?
Examinez visuellement chaque patte pour repérer un éventuel problème simple d’adhérence ou de confort, mais arrêtez-vous si la manipulation provoque douleur, peur ou résistance. Observez les griffes, les poils autour des coussinets, la surface des coussinets, la peau entre les doigts et tout élément collé à la patte.
Commencez par un examen visuel au calme
Choisissez un endroit confortable, bien éclairé et offrant une bonne adhérence. Si votre chien accepte qu’on lui manipule les pattes, examinez-les une par une sans tirer sur la patte ni lui imposer une position inconfortable.
Recherchez notamment :
- Une griffe déchirée, fendue, qui saigne ou présente un angle inhabituel
- Une rougeur, un gonflement, un écoulement ou une plaie visible
- Une coupure, une brûlure, une crevasse, une ampoule ou une zone à vif sur un coussinet
- Du chewing-gum, de la boue, de la glace, des débris végétaux ou une autre substance collée à la patte
- Un corps étranger qui semble profondément enfoncé
- Des poils emmêlés ou trop longs qui recouvrent les coussinets ou se trouvent entre eux
- De l’humidité, un produit nettoyant, une lotion, de l’huile ou de la cire sur les coussinets
- Le léchage ou le mordillement répété d’une même patte
- Une forte réaction lorsqu’on approche d’un doigt ou d’une patte
Les recommandations vétérinaires de VCA concernant les blessures aux pattes du chien conseillent de vérifier le dessous de la patte afin de repérer une blessure visible ou un élément collé qui peut être retiré facilement. Des saignements, des brûlures, des plaies, un gonflement, des signes d’infection, des corps étrangers profondément enfoncés ou une douleur persistante nécessitent l’avis d’un vétérinaire.
Ne sondez pas une plaie et n’essayez pas de déloger un élément profondément enfoncé. Un chien qui souffre peut mordre, même s’il se laisse habituellement manipuler les pattes sans difficulté. S’il retire brusquement sa patte, gémit, grogne ou protège un membre, cessez de le manipuler et contactez un vétérinaire.
Griffes et adhérence : gardez une approche mesurée
Il est utile de vérifier la longueur des griffes, car les recommandations vétérinaires sur la mobilité préconisent généralement de les maintenir à une longueur adaptée. Des griffes qui touchent le sol avant les coussinets ou modifient la façon dont la patte se pose peuvent contribuer à des problèmes d’appui chez certains chiens.
Cela dit, coupez les griffes et les glissades s’arrêteront
est une conclusion trop catégorique.
Une étude de Frontiers sur la coupe des griffes chez des chiens en bonne santé a comparé les mesures de la démarche sur tapis roulant avant et après la coupe. Elle n’a pas relevé de changement concernant plusieurs mesures globales de la démarche, même si certaines mesures locales des pattes différaient. L’étude portait sur des chiens en bonne santé clinique et reposait sur une seule évaluation avant-après ; elle ne permet donc pas de déterminer précisément l’effet de la longueur des griffes sur l’adhérence d’un sol domestique en bois, ni l’incidence de la coupe chez un chien souffrant ou présentant une mobilité réduite.
L’interprétation pratique est simple : veillez à entretenir régulièrement les griffes, mais ne considérez pas leur coupe comme la preuve qu’un nouveau problème de mouvement est résolu. Des griffes trop longues peuvent contribuer au problème, ou simplement être le signe d’une usure naturelle réduite parce que le chien se déplaçait déjà différemment.
Si les griffes sont trop longues, recourbées, abîmées ou difficiles à couper sans risque, demandez conseil à un vétérinaire ou à un toiletteur expérimenté. Évitez de les raccourcir fortement vous-même si vous ne pouvez pas voir où commence la partie vivante de la griffe.
Les poils entre les coussinets peuvent masquer la surface d’appui
Chez les chiens à poils longs, les poils peuvent dépasser des coussinets et toucher le sol en premier. Couper l’excédent peut être un moyen raisonnable de vérifier l’adhérence, surtout si les poils sont emmêlés, mouillés ou souillés.
N’utilisez des outils de toilettage à bouts arrondis que si votre chien est calme et que vous voyez clairement la zone. La peau entre les coussinets se coupe facilement. Si votre chien bouge brusquement, a un pelage sombre et dense, supporte mal qu’on lui manipule les pattes ou présente une patte douloureuse, mieux vaut faire appel à un toiletteur ou à une équipe vétérinaire.
Les coussinets sont également plus complexes que de simples semelles en caoutchouc. Une étude de Biology Open sur la biomécanique des coussinets des chiens a utilisé des tissus provenant de deux chiens et un modèle informatique pour examiner la façon dont la structure en couches des coussinets absorbe les chocs. Il s’agissait d’une petite étude en laboratoire, complétée par une modélisation, et non d’un test de l’adhérence chez des chiens vivant à la maison, ni de chaussures ou de produits pour sols. Ce qu’il faut en retenir, c’est que la mécanique des coussinets dépend de la structure des tissus et des contraintes qu’ils subissent : leur apparence ne suffit pas à expliquer pourquoi un chien glisse.
Après cet examen, vérifiez si les quatre pattes se ressemblent. Une anomalie limitée à une patte, une griffe ou un côté mérite davantage d’attention qu’un simple problème général de toilettage touchant toutes les pattes.
Observez le schéma : surface, vitesse, direction et moment
Un schéma qui se répète apportera à votre vétérinaire des informations plus utiles que « il glisse depuis quelque temps ».
Observez ce qui se passe avant, pendant et après chaque épisode, sans provoquer volontairement une nouvelle glissade à répétition.
Commencez par la surface. Votre chien se déplace-t-il normalement sur la moquette, l’herbe, les tapis antidérapants ou les sols extérieurs texturés, mais éprouve-t-il des difficultés sur un parquet vitrifié ou du carrelage ? Un problème limité à certaines surfaces indique que l’adhérence joue probablement un rôle important, sans pour autant exclure une douleur ou une faiblesse.
Observez ensuite dans quelle situation cela se produit :
- Se relever de son panier
- Rester immobile devant sa gamelle
- Se mettre en mouvement
- S’arrêter
- Tourner à gauche ou à droite
- Marcher lentement
- Trottiner ou courir
- Reculer
- Passer une porte
- Monter ou descendre les escaliers
- Monter sur un meuble ou en descendre
Chaque mouvement sollicite les pattes d’une manière différente. Un chien qui ne glisse que lorsqu’il court à toute vitesse peut avoir besoin de ralentir et d’emprunter un parcours plus adapté. Si les pattes arrière s’écartent lorsqu’il est immobile, un examen vétérinaire plus attentif peut être indiqué, surtout si ce phénomène est récent.
Les pattes avant, les pattes arrière ou tout le corps ?
Essayez de décrire ce que vous observez sans poser de diagnostic.
Voici des descriptions utiles :
- « Ses deux pattes arrière glissent vers l’extérieur lorsqu’elle reste debout devant sa gamelle d’eau. »
- « Sa patte avant droite glisse lorsqu’il tourne à gauche. »
- « Elle fait de petits pas sur le parquet, mais marche normalement sur le tapis. »
- « Il hésite devant la porte et tend le cou vers le tapis de passage. »
- « Ses griffes raclent le sol, puis son arrière-train s’affaisse. »
- « Il se relève normalement, mais il ne prend pas complètement appui sur une de ses pattes. »
- « Elle traverse la pièce, mais semble effrayée avant d’atteindre la partie sans tapis. »
Ces détails sont plus utiles que des conclusions comme « ses hanches lâchent » ou « elle souffre d’arthrose ». De tels termes peuvent influencer ce que vous remarquerez ensuite et vous faire passer à côté de signes contradictoires.
Les mesures objectives des mouvements présentent des limites similaires. Une étude de PLOS ONE sur l’analyse de la démarche canine incluait 41 chiens cliniquement sains et 21 chiens souffrant d’arthrose. Bien que le système de mesure ait montré une bonne précision, les résultats se chevauchaient suffisamment pour que cette méthode ne puisse pas servir d’outil diagnostique général autonome de l’arthrose. Une observation précise permet de décrire les mouvements, mais décrire un mouvement ne revient pas à en identifier la cause.
Observez les changements qui surviennent au moment où il glisse
Notez les signes qui apparaissent en dehors du trajet sur sol lisse :
- Met plus de temps à se relever
- Évite un escalier ou un saut qu’il empruntait auparavant
- S’assoit pendant la promenade
- Frotte ou traîne une patte
- Use une ou plusieurs griffes de façon irrégulière
- Marche sur le dessus des pattes, croise les pattes ou trébuche
- Reporte son poids loin d’un membre
- Halète, tremble, vocalise ou protège une zone de son corps
- A moins d’appétit ou se montre inhabituellement renfermé
- Hésite à se laisser toucher
- A de nouveaux accidents à la maison parce qu’il lui est plus difficile d’atteindre la porte
Quand les glissades révèlent-elles autre chose qu'un problème de sol ?
Considérez les glissades comme autre chose qu'un simple problème de revêtement lorsqu'elles apparaissent soudainement, sont douloureuses, persistent, s'aggravent, se produisent sur plusieurs surfaces ou s'accompagnent de faiblesse, de perte d'équilibre, d'un effondrement, d'un traumatisme ou de l'incapacité à utiliser normalement un membre.
Cornell explique que les difficultés à marcher peuvent être liées aux muscles, aux articulations, aux os ou au système nerveux, et que les antécédents ainsi que l'examen clinique sont essentiels. Ses recommandations pour emmener un chien qui boite chez le vétérinaire conseillent de consulter lorsque la boiterie dure plus d'un ou deux jours, ou lorsqu'elle est importante, soudaine ou s'aggrave.
Cette limite d'un à deux jours concerne une boiterie légère, sans urgence, ou une difficulté modérée à marcher. Elle ne signifie pas qu'il faut attendre en présence de signes graves.
Évaluez le degré d'urgence
Choisissez la première affirmation qui correspond à votre situation :
A. Mon chien a glissé une seule fois, légèrement, sur une surface précise, mais se déplace normalement par ailleurs.
Sécurisez le passage, vérifiez les pattes et les griffes, évitez les déplacements rapides et observez votre chien. Contactez votre vétérinaire si le problème se répète, persiste ou évolue.
B. Mon chien glisse régulièrement, semble plus raide, évite ses activités habituelles, boite ou éprouve des difficultés sur d'autres surfaces.
Demandez rapidement conseil à votre vétérinaire. Maintenez le passage sécurisé en attendant, mais ne considérez pas qu'une amélioration sur les tapis prouve que le problème sous-jacent est résolu.
C. Mon chien ne marche soudainement plus normalement, ne peut pas prendre appui, perd l'équilibre, s'effondre, semble souffrir fortement ou s'est blessé en tombant.
Faites-le examiner en urgence par un vétérinaire. N'attendez pas un nouvel épisode et ne testez pas à répétition la façon dont votre chien marche.
D. Mon chien est physiquement capable de traverser le sol, mais semble effrayé et refuse de le faire.
Mettez en place un parcours antidérapant et ne forcez pas votre chien à s’y exposer. Parlez à votre vétérinaire de tout évitement nouveau ou qui s’aggrave, surtout s’il a commencé après une glissade ou s’il s’accompagne de changements dans les mouvements.
La peur peut s’installer dans ce schéma. Une étude de cas vétérinaire publiée sur la peur des sols glissants a décrit le cas d’un chien d’assistance adulte dont l’évaluation médicale n’a révélé aucune pathologie avant la mise en place d’un diagnostic comportemental et d’un traitement supervisé par un vétérinaire. Il s’agissait d’un cas unique faisant intervenir plusieurs mesures : il ne permet donc pas d’identifier la cause du refus du sol chez un autre chien ni de justifier un traitement administré à la maison. L’essentiel est de commencer par une évaluation médicale, puis de mettre en place un plan comportemental si cela est indiqué.
Pour une explication plus générale des différentes formes de soutien et des limites qui imposent de consulter d’abord un vétérinaire, consultez le guide sur la mobilité des animaux âgés pour un accompagnement plus sûr à la maison.
Que dois-je noter pour mon vétérinaire ?
Notez quand les glissades ont commencé, où elles se produisent, ce que faisait votre chien à ce moment-là, quelles pattes sont concernées et si la situation évolue. Une courte vidéo peut montrer des mouvements intermittents ou propres à une surface donnée, mais elle ne remplace pas un examen.
L’AAHA recommande que les propriétaires observent leur animal de manière régulière et que le vétérinaire examine les photos ou vidéos prises à la maison lorsque les signes sont intermittents. Ses recommandations pour évaluer la douleur chronique chez le chien rappellent également que les outils utilisés par les propriétaires peuvent être subjectifs et ne permettent pas d’identifier une seule affection en particulier. L’objectif est d’aider le vétérinaire à mieux comprendre la situation, et non de poser un diagnostic à la maison.
Un journal simple des épisodes de glissade
| Élément à noter | Informations utiles |
|---|---|
| Date et heure | Notez le premier épisode et chaque changement important |
| Surface | Parquet, carrelage, sol stratifié, tapis, moquette, herbe, chaussée, escaliers |
| État du sol | Sec, mouillé, récemment nettoyé, poussiéreux, très réfléchissant, encombré |
| Activité | Se relever, rester debout, démarrer, s’arrêter, tourner, courir, sauter, monter ou descendre les escaliers |
| Pattes ou partie du corps concernée | Avant, arrière, un côté, un membre ou équilibre de l’ensemble du corps |
| Fréquence | Une glissade, plusieurs dans la journée, à chaque traversée ou de plus en plus souvent |
| Réaction après l’épisode | Reprend normalement, s’assoit, tombe, gémit, évite le passage |
| Autres signes | Boiterie, raideur, membre qui traîne, léchage, halètement, changement d’appétit ou de comportement |
| Aménagement testé à la maison | Tapis de couloir ajouté, gamelle déplacée, pattes séchées, parcours raccourci |
| Réaction | Amélioration, aucun changement, aggravation ou situation difficile à évaluer |
Évitez de transformer ce journal en système de notation. Un simple total ne peut pas vous indiquer si la cause est orthopédique, neurologique, douloureuse, comportementale, environnementale ou mixte.
Comment réaliser une vidéo utile
- Faites une vidéo courte, à vitesse normale.
- Filmez votre chien de profil et, lorsque c’est possible en toute sécurité, de l’arrière.
- Incluez les pattes et une partie suffisante du corps pour montrer sa posture.
- Filmez ses mouvements habituels plutôt que de l’inciter à faire un test rapide ou risqué.
- Notez le type de sol et indiquez si le parcours bénéficie d’une meilleure adhérence.
- Si possible, filmez la même tâche simple sur une surface offrant une bonne adhérence, à titre de comparaison.
- Arrêtez immédiatement si votre chien semble souffrir, perdre l’équilibre ou être en détresse.
Ne provoquez pas à plusieurs reprises une chute et ne retirez pas le parcours le plus sûr pour obtenir une vidéo plus spectaculaire. Par ailleurs, une vidéo où tout semble normal n’exclut pas un problème. L’angle de la caméra, l’excitation, la vitesse et la surface peuvent modifier ce qui apparaît à l’écran.
Apportez ou envoyez le journal de suivi et les vidéos en suivant les instructions de votre clinique. Mentionnez les chutes récentes, les changements de traitement, les blessures ou interventions chirurgicales antérieures, les problèmes de santé connus, ainsi que toute modification de l’appétit, des besoins, du sommeil ou de l’activité.
Suivez le plan de sécurité à la maison pour le premier jour
Le but du premier jour n’est pas d’identifier le problème ni d’acheter tous les produits possibles pour améliorer l’adhérence. Il s’agit de réduire les risques immédiats, de vérifier les facteurs réversibles, de documenter la situation et de prendre la bonne décision concernant les soins vétérinaires.
Aujourd’hui
- Limitez l’accès à la zone lisse la plus dangereuse.
- Aménagez un parcours sécurisé et continu entre son lieu de repos, l’eau, la nourriture, la porte et la pièce principale où se trouve la famille.
- Sécurisez les coins, les seuils, les zones de poussée et les zones de réception.
- Vérifiez que chaque tapis et chaque couloir de tapis ne glisse pas, ne se plisse pas et ne présente pas de bords relevés.
- Séchez le sol et les pattes de votre chien.
- Examinez visuellement les coussinets, les griffes, les doigts et les poils des pattes, sans manipulations douloureuses.
- Notez si le problème est lié à une surface particulière ou s’il se manifeste également ailleurs.
- Contactez rapidement un vétérinaire si les signes apparaissent soudainement, sont douloureux, persistent ou s’aggravent.
- Consultez les urgences vétérinaires en cas d’effondrement, de perte d’équilibre importante, d’impossibilité de marcher, de boiterie sans appui, de douleur marquée, de faiblesse importante ou de blessure à la suite d’une chute.
Au cours des deux prochains jours
En cas d’épisode léger et sans urgence, observez si la modification du parcours entraîne une amélioration constante. Prenez des notes plutôt que de vous fier à votre mémoire. Si votre chien continue à glisser au-delà d’un ou deux jours, si les épisodes se répètent, apparaissent sur d’autres surfaces ou s’accompagnent d’une boiterie ou d’une diminution de ses capacités, prenez rendez-vous chez le vétérinaire.
Une amélioration constitue une information utile, mais elle ne signifie pas que tout risque médical est écarté. Une meilleure adhérence peut réduire l’effort demandé à un chien qui souffre encore, manque de force ou présente un autre problème de mobilité.