Premiers signes de dysplasie de la hanche chez le chien : que surveiller ?

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Signes validés par un vétérinaire : les symptômes de dysplasie de la hanche chez le chien que les propriétaires ne remarquent pas
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Les premiers signes de Hip Dysplasia chez le chien peuvent être discrets, intermittents ou inexistants. Votre chien peut mettre plus de temps à se relever, hésiter dans les escaliers, courir en faisant des bonds de lapin, boiter d’une patte arrière, se déhancher, reporter son poids vers l’avant, perdre de la masse musculaire au niveau des pattes arrière ou cesser de sauter. Ces signes peuvent aussi être liés à de l’arthrose, à une blessure musculaire ou ligamentaire, à un autre problème articulaire ou à une affection neurologique. Ils justifient une observation attentive et un examen vétérinaire, pas un diagnostic à la maison.

Observez les mouvements habituels de votre chien sans lui imposer de test. Notez ce qui se passe lorsqu’il se relève, marche, tourne, monte, court, se repose et récupère. Demandez conseil à un professionnel si un changement persiste ou réapparaît. Une douleur intense, un traumatisme important, l’incapacité à se tenir debout ou à marcher, ou le refus de prendre appui nécessitent rapidement l’avis d’un vétérinaire.

La limite à retenir : Un signe doit inciter à en parler avec un vétérinaire. Hip Dysplasia est diagnostiquée à partir d’un examen vétérinaire, d’une évaluation de la stabilité des hanches et, si nécessaire, d’examens d’imagerie réalisés dans les bonnes positions. La race, un score de symptômes, un complément alimentaire ou une manipulation effectuée à la maison ne peuvent pas confirmer le diagnostic.

Les premiers signes à surveiller sans poser soi-même un diagnostic

Recherchez une tendance plutôt qu’un seul mouvement maladroit. Cornell, l’ACVS et VCA décrivent plusieurs signes possibles, mais aucun signe n’apparaît chez tous les chiens et aucun n’est spécifique de Hip Dysplasia.

Difficulté à se relever

Votre chien peut marquer une pause avant de se mettre debout, prendre appui sur ses pattes avant, changer plusieurs fois de position ou mettre plus de temps à se relever après avoir dormi. Comparez ses mouvements à ses habitudes. Ne le tirez pas pour le mettre debout et n’appuyez pas sur ses hanches pour vérifier s’il a mal.

Hésitation dans les escaliers, pour monter sur les meubles ou pour sauter

Votre chien peut s’arrêter en bas des escaliers, éviter de monter dans la voiture, choisir un couchage plus bas ou ne plus sauter sur le canapé. Cela peut être dû à une douleur, une faiblesse, de la peur, une surface glissante ou un autre problème orthopédique. Ne lui faites pas répéter la montée pour vérifier.

Bonds de lapin ou changement dans la course

Certains chiens avancent en rapprochant leurs deux pattes arrière lorsqu’ils courent, raccourcissent leur foulée ou évitent de tendre complètement les pattes. Les bonds de lapin sont un élément utile à observer, pas un diagnostic. Notez quand ils apparaissent, combien de temps ils durent, s’ils surviennent après une période de repos ou un effort, et si la démarche est différente au pas.

Boiterie d’une patte arrière, déhanchement ou report du poids

Observez votre chien de côté et par-derrière, sur une surface sûre et plane. Une boiterie, un bassin qui roule ou se balance, l’arrière-train rentré ou un appui plus important sur les pattes avant peuvent être des signes à montrer à un vétérinaire. Une courte vidéo prise pendant les activités habituelles est plus sûre qu’un sprint imposé.

Diminution de la masse musculaire ou de l’activité des pattes arrière

Les muscles peuvent sembler moins développés sur l’une ou les deux pattes arrière, ou votre chien peut dormir davantage, ne plus jouer ou écourter ses promenades. La perte musculaire peut avoir de nombreuses causes. Suivez son évolution dans le temps et indiquez au vétérinaire tout changement concernant l’appétit, le poids, une maladie, un traitement ou le niveau d’activité.

Berger allemand se relevant d’un sol recouvert de moquette

L’âge modifie le moment d’apparition, pas la certitude du diagnostic

Hip Dysplasia apparaît au cours du développement, mais les signes peuvent se manifester chez un jeune chien, un adulte ou un chien âgé. Certains chiots montrent peu d’inconfort apparent alors que leurs hanches sont instables. Un chien adulte peut compenser pendant une courte promenade et sembler raide plus tard. Chez un chien âgé, l’arthrose ou la perte musculaire peuvent modifier la manière dont les problèmes de hanches se manifestent.

Les chiens de grande et de très grande taille sont plus souvent concernés par les recommandations relatives à la dysplasie de la hanche, mais la taille ou la race ne suffisent pas à établir un diagnostic. Les chiens croisés peuvent également être touchés. La génétique, la croissance, l’alimentation, la condition corporelle, les blessures et d’autres problèmes articulaires ou neurologiques peuvent influencer le tableau observé. Ne vous fiez pas à un tableau des races ou à un âge limite pour conclure que votre chien n’est pas concerné.

Chiots et chiens en pleine croissance

Demandez l’avis du vétérinaire si un chiot a du mal à se relever, évite de jouer, court avec une démarche inhabituelle des pattes arrière ou semble souffrir. Pour certains patients, une prise en charge précoce peut être importante, et une simple observation à la maison ne permet pas d’identifier une laxité articulaire. Évitez la suralimentation et les exercices forcés à fort impact, mais ne mettez pas en place de restriction alimentaire ou d’activité sans conseil professionnel.

Chiens adultes et âgés

Chez les chiens adultes et âgés, notez si un changement récent survient après un effort, une période de repos, un saut, une glissade, un toilettage, une prise de poids ou une autre maladie. L’âge n’est pas un diagnostic. Un chien âgé qui met plus de temps à se relever, hésite à monter ou perd de la masse musculaire mérite d’en parler avec un vétérinaire, plutôt que de considérer ce changement comme normal.

Observez l’ensemble de la démarche

Choisissez un parcours que votre chien emprunte déjà volontiers. Observez quelques pas, un changement de direction en douceur, le moment où il se relève et celui où il se recouche. Vérifiez que le transfert du poids est fluide, que les pattes arrière sont utilisées de manière équilibrée, que le dos reste stable et que votre chien se déplace comme d’habitude. Arrêtez s’il montre des signes de douleur, cherche à s’échapper, se fatigue ou modifie sa démarche pour éviter l’exercice.

Ne forcez pas votre chien à courir, sauter, monter des escaliers, étirer ses hanches ou effectuer un mouvement de pédalage avec les pattes. Un test réalisé à la maison peut aggraver son inconfort et ne peut pas reproduire un examen orthopédique effectué par un professionnel. Si votre chien refuse un mouvement familier, ce refus constitue déjà une information utile.

Notre guide de la démarche et de l’équipement pour chien explique dans un autre contexte comment noter les changements de foulée et d’appui. Appliquez ici la même prudence : vos observations peuvent aider le vétérinaire, mais elles ne permettent pas d’identifier la maladie.

Chien marchant sur un sentier boisé pendant que son propriétaire observe sa démarche

Tenez un carnet d’observation utile au vétérinaire

  • La date et ce qui a changé par rapport aux mouvements habituels de votre chien.
  • La manière dont votre chien se relève après s’être reposé, marche sur une surface plane, tourne, s’assoit, se couche, monte ou s’approche de la voiture.
  • La présence de bonds de lapin, d’une boiterie, d’un déhanchement, d’une foulée raccourcie, d’un frottement des griffes au sol, d’un changement de posture ou d’une hésitation à sauter.
  • La patte qui semble touchée, la répartition de l’appui et le caractère constant ou intermittent du changement.
  • L’activité précédant le changement, notamment un jeu, une course, des escaliers, un saut, une glissade ou une longue promenade.
  • L’appétit, la silhouette, l’évolution du poids, l’énergie, le sommeil et toute maladie ou tout traitement récent.
  • Une courte vidéo prise à distance, uniquement si votre chien se déplace normalement et n’a pas besoin de répéter un mouvement douloureux.

Apportez vos notes et la vidéo originale au rendez-vous. Évitez d’attribuer vous-même un score de douleur ou un score de Hip Dysplasia à la maison. Un schéma qui se répète mérite d’être signalé, tandis qu’une journée sans symptôme n’exclut pas un problème.

Comment les vétérinaires évaluent une suspicion de Hip Dysplasia

Le vétérinaire prendra en compte les antécédents, l’âge, la race ou les origines du chien s’il est croisé, sa condition corporelle, son niveau d’activité, sa démarche, sa posture, sa musculature, la douleur et l’amplitude des mouvements. Il pourra palper les hanches et les autres articulations, évaluer leur stabilité et examiner le reste des membres ainsi que la colonne vertébrale. Merck rappelle qu’une boiterie peut toucher les os, les articulations, les muscles, les nerfs, les tendons, les ligaments ou la peau : l’évaluation doit donc rester large.

Les radiographies peuvent montrer la structure des hanches et des articulations, mais le positionnement et l’âge du chien sont importants. Certains examens des hanches nécessitent une sédation ou une anesthésie, et des méthodes spécialisées comme PennHIP doivent être réalisées par des professionnels formés. Une vidéo prise à la maison et une radiographie ne sont pas interchangeables. Elles répondent à des questions différentes et sont interprétées en complément de l’examen clinique.

Vétérinaire examinant la hanche et le membre postérieur d’un chien

Le poids et l’exercice font partie de la prise en charge, mais ne constituent pas un traitement

La condition corporelle modifie la charge mécanique exercée sur les articulations, et le vétérinaire peut recommander de maintenir le chien dans une condition adaptée. Le poids ne suffit pas à évaluer la condition corporelle, et un chiffre sur la balance ne permet pas de diagnostiquer Hip Dysplasia. Observez la taille et palpez les côtes à titre indicatif, puis demandez au vétérinaire conseil en cas de prise ou de perte de poids, de changement musculaire ou de modification de l’appétit.

L’exercice doit rester confortable et adapté à l’état du chien. Une activité douce peut convenir à un chien, tandis qu’elle devra être limitée chez un autre. Ne forcez pas le chien à continuer s’il boite, n’augmentez pas les distances pour « renforcer sa musculature » et n’arrêtez pas toute activité sans l’avis du vétérinaire. Après une blessure, une opération ou un diagnostic, respectez les restrictions et la reprise progressive prescrites.

En attendant le rendez-vous, quelques aménagements à la maison peuvent limiter les sauts et les glissades inutiles. Dégagez les passages, assurez-vous que le sol offre une bonne adhérence et installez un endroit de repos facile d’accès. Notre guide du panier pour chien âgé présente des couchages faciles d’accès, mais un panier ou une aide à la mobilité ne remplace pas la prise en charge clinique.

Quand les signes touchant les hanches ou les membres postérieurs nécessitent une consultation urgente

Consultez rapidement un vétérinaire en cas de boiterie persistante ou récurrente, de gonflement visible, de douleur lors des mouvements, de difficulté soudaine à se relever, d’appui réduit sur un membre ou de changement récent de démarche. Si votre chien semble très douloureux, appelez la clinique avant de le transporter afin de savoir comment le déplacer en toute sécurité.

Après un traumatisme important, en cas de douleur intense, d’incapacité à se tenir debout ou à marcher, d’impossibilité d’utiliser un membre, d’effondrement, de faiblesse marquée ou d’aggravation rapide des signes, consultez en urgence. N’attendez pas qu’une démarche en saut de lapin, une seconde boiterie ou un test réalisé à la maison devienne évident.

FAQ sur la Hip Dysplasia chez le chien

Quels sont les premiers signes de Hip Dysplasia ?

Parmi les signes possibles figurent la difficulté à se relever, la réticence à monter les escaliers ou à sauter, la démarche en saut de lapin, la raideur ou la boiterie des membres postérieurs, le balancement des hanches, le report du poids vers les membres antérieurs, une activité réduite et une fonte musculaire au niveau de l’arrière-train. Ces signes peuvent aussi correspondre à d’autres problèmes et nécessitent donc un examen vétérinaire plutôt qu’un diagnostic à la maison.

La démarche en saut de lapin indique-t-elle toujours une Hip Dysplasia ?

Non. Une démarche en saut de lapin peut être un indice, mais elle ne permet pas d’identifier la cause. Notez dans quelles situations elle apparaît et montrez une vidéo prise sans risque au vétérinaire s’il vous le demande.

Pourquoi mon chien hésite-t-il dans les escaliers ?

La douleur, la faiblesse, l’arthrose, une blessure, la peur, un sol glissant ou un problème de vision peuvent rendre les escaliers difficiles. Ne forcez pas votre chien à les monter et descendre à répétition. Notez ce changement et demandez conseil au vétérinaire, surtout s’il est récent ou s’il s’accompagne d’une boiterie ou de difficultés à se relever.

Les chiots peuvent-ils avoir une Hip Dysplasia sans douleur apparente ?

Oui. Certains jeunes chiens présentent peu de signes visibles, tandis que d’autres ont du mal à se relever, courent différemment ou hésitent à jouer. Dans certains cas, une évaluation précoce peut être importante. Parlez de vos inquiétudes à un vétérinaire plutôt que de vous fier uniquement à l’apparence du chien.

Un chien âgé peut-il développer une Hip Dysplasia ?

La Hip Dysplasia commence au cours du développement, mais ses symptômes peuvent devenir visibles plus tard, lorsque des modifications articulaires, de l’arthrose, une fonte musculaire ou des mécanismes de compensation apparaissent. Tout nouveau changement de mobilité chez un chien âgé doit être évalué et ne doit pas être considéré comme une conséquence normale du vieillissement.

Puis-je examiner les hanches de mon chien à la maison ?

Non. N’effectuez pas de manœuvre d’Ortolani, ne forcez pas un test d’amplitude des mouvements, n’étirez pas les hanches et ne faites pas courir ou sauter votre chien. Observez ses mouvements habituels et laissez un vétérinaire formé réaliser la palpation et décider des examens d’imagerie nécessaires.

Comment diagnostique-t-on une Hip Dysplasia ?

Le vétérinaire associe l’étude des antécédents, l’examen clinique et de la démarche, l’évaluation de la stabilité des hanches et, si nécessaire, des radiographies correctement positionnées ou d’autres examens. La méthode choisie dépend de l’âge, des signes observés, des résultats de l’examen et de la question clinique.

La gestion du poids peut-elle guérir une Hip Dysplasia ?

Non. Une condition corporelle adaptée peut faire partie de la prise en charge vétérinaire, mais elle ne corrige pas la structure de la hanche et ne remplace pas un traitement. Demandez conseil sur l’alimentation et les changements de poids plutôt que de suivre une valeur cible trouvée sur Internet.

Dois-je arrêter de promener mon chien ?

Ne forcez pas votre chien à être actif s’il a mal, mais n’imposez pas non plus une restriction totale de votre propre initiative. En attendant les conseils du vétérinaire, évitez les activités à fort impact et notez les mouvements que votre chien tolère. Après l’examen, suivez le plan établi par le vétérinaire.

Les compléments alimentaires peuvent-ils réparer une hanche atteinte de dysplasie ?

Aucun complément alimentaire ne constitue ici un traitement universellement reconnu. Montrez au vétérinaire tous les compléments que vous donnez à votre chien, en particulier s’il prend des médicaments ou souffre d’un autre problème de santé. Les compléments ne doivent pas retarder l’examen ni les examens d’imagerie.

Quand dois-je demander des radiographies ?

Demandez conseil lorsque le vétérinaire constate une douleur persistante, une boiterie, une instabilité, une inquiétude concernant la croissance ou toute autre raison de vérifier la structure de la hanche. Ne commandez pas vous-même des images des hanches et ne les interprétez pas pour remplacer l’examen clinique.

Quand une boiterie constitue-t-elle une urgence ?

Demandez rapidement conseil à un vétérinaire en cas de douleur intense, de traumatisme important, d’incapacité à se tenir debout ou à marcher, d’impossibilité de prendre appui, d’effondrement ou d’aggravation rapide des signes. Une boiterie persistante ou récurrente nécessite également une consultation vétérinaire rapide.

Sources et informations complémentaires

  1. Cornell University College of Veterinary Medicine : dysplasie canine Hip Dysplasia
  2. American College of Veterinary Surgeons : dysplasie canine Hip Dysplasia
  3. VCA Animal Hospitals : qu’est-ce que la Hip Dysplasia ?
  4. VCA Animal Hospitals : causes de la Hip Dysplasia chez le chiot
  5. Merck Veterinary Manual : examen orthopédique des petits animaux
  6. VCA Animal Hospitals : scores d’état corporel
  7. American College of Veterinary Surgeons : arthrose chez le chien
  8. VCA Animal Hospitals : premiers secours pour les chiens qui boitent
  9. VCA Urgent Care : douleur ou boiterie
  10. Cornell University : affections médicales traitées par chirurgie orthopédique

Ce guide fournit des informations générales à visée éducative. Pour chaque chien, le diagnostic, l’imagerie, le traitement, l’exercice, le poids et les décisions concernant les soins urgents relèvent du vétérinaire.