De quelle quantité d’exercice un chien a-t-il besoin ? Un programme plus sûr

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Chien adulte reniflant calmement lors d’une promenade matinale le long d’un sentier bordé d’arbres dans le quartier

Il n’existe pas de durée quotidienne d’exercice idéale pour tous les chiens. Un bon programme commence par ce que votre chien peut faire confortablement aujourd’hui, puis tient compte de son âge, de sa santé, de sa condition corporelle, de sa forme physique, des caractéristiques de sa race, de son tempérament, de la météo et de sa récupération. La bonne quantité d’exercice laisse votre chien intéressé par ses activités habituelles et capable de se déplacer confortablement plus tard dans la journée comme le lendemain matin.

Servez-vous de la durée pour suivre une routine, pas comme d’un quota à imposer. Une vaste étude portant sur les données de dispositifs de suivi de l’activité de plus de 28 000 chiens a révélé de grandes variations du nombre de minutes actives par jour. Elle ne permet pas de définir une prescription pour votre chien ; elle montre plutôt pourquoi il est plus important de connaître sa base individuelle que de viser un objectif universel.

Si votre chien boite, présente une faiblesse, s’effondre, respire de façon inhabituelle, semble souffrir fortement ou hésite soudainement à bouger, arrêtez l’activité et contactez un vétérinaire. Après une blessure, une opération ou un diagnostic, suivez les consignes de l’équipe vétérinaire, même si votre chien semble impatient d’en faire davantage.

Cinq facteurs qui modifient les besoins d’exercice d’un chien

Les recommandations AAHA 2019 sur les différentes étapes de la vie du chien préconisent une prise en charge individualisée fondée sur l’âge, la taille, le mode de vie, la santé et la race. Ces facteurs constituent de bons points de départ, mais c’est toujours le chien que vous avez devant vous qui permet de déterminer si une routine lui convient.

Facteur Points à observer Impact possible sur le programme
Étape de la vie Croissance, maturité, mobilité, vision, audition et récupération Les chiots ont besoin d’activités variées et adaptées à leur âge ; les chiens âgés peuvent avoir besoin de surfaces plus faciles, de pauses plus fréquentes ou de sorties plus courtes.
Santé et condition corporelle Douleur, respiration, variation de poids, traitement médicamenteux, blessure antérieure ou diagnostic Demandez à un vétérinaire de définir des limites lorsque des symptômes ou un problème de santé affectent les déplacements de votre chien en toute sécurité.
Forme physique actuelle Ce que le chien a fait régulièrement au cours des dernières semaines Faites évoluer la routine actuelle, plutôt que de partir de ce que votre chien était capable de faire il y a plusieurs mois.
Tempérament et préférences Exploration olfactive, promenades, éducation, jeux, aisance en présence d’autres chiens et capacité à se calmer Choisissez des activités que votre chien peut apprécier sans peur, répétitions frénétiques ni pression excessive.
Environnement Chaleur, humidité, qualité de l’air, glace, circulation, adhérence du sol, dénivelé et lieux inconnus Raccourcissez, ralentissez, modifiez l’itinéraire ou pratiquez l’activité à l’intérieur lorsque les conditions augmentent l’effort ou le risque.

La race peut vous aider à mieux vous interroger sur la taille, la croissance, les risques héréditaires et les centres d’intérêt probables de votre chien. Elle ne permet pas de déterminer exactement de combien de minutes d’exercice un chien a besoin. Deux chiens de la même race peuvent avoir une forme physique, une confiance en eux, un état de santé et un rythme préféré différents.

Qu’est-ce qui compte comme exercice pour un chien ?

L’exercice ne se résume pas à une marche soutenue. La plupart des chiens tirent profit d’un mélange de mouvement, d’exploration sensorielle, d’apprentissage, de jeu et de repos. Une même activité peut aussi imposer des efforts très différents selon les chiens.

Promenades et exploration olfactive

Une promenade est facile à adapter, car vous contrôlez l’itinéraire, l’allure, la distance, le type de sol et le nombre de pauses. Laisser votre chien explorer les odeurs peut rendre une courte sortie enrichissante sans augmenter la vitesse ni la distance parcourue. Une promenade tranquille consacrée aux odeurs peut convenir à un chien âgé, à un chien qui retrouve progressivement sa forme ou à un chien pour qui les rues animées sont difficiles.

Chien adulte explorant l’herbe lors d’une promenade détendue en laisse
Une promenade confortable peut laisser du temps pour explorer les odeurs ; la distance n’est qu’un aspect de la sortie.

Jeux

Les jeux de rapport, de traction ou de poursuite, ainsi que les jeux avec un chien compatible, peuvent ajouter du mouvement. Ils impliquent aussi des niveaux d’impact différents. Les virages brusques répétés, les arrêts nets, les sauts élevés et les sols glissants peuvent solliciter davantage le corps qu’une marche régulière. Veillez à choisir un sol offrant une bonne adhérence, des jouets adaptés et un espace suffisant. Terminez le jeu tant que votre chien se déplace encore confortablement, plutôt que d’attendre qu’il soit épuisé.

Éducation et jeux de recherche olfactive

Quelques minutes d’éducation fondée sur la récompense ou un jeu de recherche simple peuvent offrir à votre chien une activité gratifiante. Répétez des consignes connues sur un tapis antidérapant, dispersez une partie d’un repas mesuré dans un endroit sûr ou cachez un jouet dans un lieu où votre chien pourra réussir. L’activité mentale ne remplace pas tous les besoins de mouvement physique, mais elle peut diversifier la journée et rendre une journée de mauvais temps plus facile à gérer.

Chien s’exerçant à donner la patte en échange d’une récompense sur un tapis antidérapant
Les petits jeux d’éducation ajoutent du mouvement et de la réflexion sans transformer la journée en épreuve d’endurance.

Établissez une base avant d’en faire davantage

Repensez à votre dernière semaine ordinaire. Notez les activités que votre chien a réalisées sans qu’on ait besoin de l’y pousser, ainsi que sa façon de se déplacer ensuite. Un relevé simple peut préciser le type d’activité, sa durée approximative, le parcours ou le type de terrain, la météo, ainsi que la récupération plus tard dans la journée et le lendemain matin.

Un programme quotidien équilibré

  • Activité physique : une ou plusieurs promenades, sorties dans le jardin ou autres activités douces, à un rythme confortable.
  • Stimulation mentale : une courte séance d’éducation, un jeu de recherche de nourriture ou un jeu de réflexion simple que le chien comprend.
  • Jeu ou exploration : une activité choisie par le chien, qu’il peut interrompre sans devenir surexcité.
  • Récupération : de l’eau, du calme, du sommeil, puis une nouvelle observation de la façon dont le chien se déplace avant la prochaine séance d’activité.

Le calculateur d’exercice pour chien peut vous aider à organiser ces éléments pour établir une première routine. Considérez le résultat comme une aide à la planification. Le confort de votre chien et les conseils de votre vétérinaire priment sur tout chiffre affiché à l’écran.

Augmenter l’activité physique sans deviner

Ne changez qu’une seule chose à la fois. Allongez légèrement une promenade familière, ajoutez un court jeu d’éducation, choisissez une pente douce ou prévoyez une nouvelle occasion de renifler. Gardez le reste de la routine inchangé afin de pouvoir identifier ce qui a fait la différence.

  1. Choisissez un petit ajustement. Évitez d’ajouter le même jour de la distance, de la vitesse, des montées et un nouveau jeu.
  2. Observez votre chien pendant l’activité. Soyez attentif à sa démarche, sa respiration, son envie de continuer et sa capacité à vous répondre normalement.
  3. Vérifiez sa récupération. Observez-le à nouveau une fois qu’il s’est détendu, puis le lendemain matin.
  4. Maintenir, réduire ou arrêter. Ne maintenez ce changement que si la récupération reste confortable. Dans le cas contraire, revenez au dernier niveau d’activité bien toléré.

L’enthousiasme est une information utile, mais il ne prouve pas que le corps est prêt. Certains chiens continueront à courir après un jouet ou aux côtés d’une personne même si leur façon de se déplacer a changé. La récupération offre un second point de vue, souvent plus révélateur.

Adapter l’activité physique à chaque étape de la vie

Les chiots

Les chiots ont besoin d’occasions d’explorer, d’apprendre, de jouer et de se reposer. Adaptez les sorties à leur âge, laissez le chiot trouver un rythme confortable et ne cherchez pas à atteindre l’endurance d’un chien adulte. Les longues courses imposées, les sauts répétés et importants, ainsi que les surfaces glissantes ou difficiles, ne sont pas de bonnes façons de développer la condition physique d’un chien en pleine croissance. Demandez conseil à votre vétérinaire concernant la croissance, les risques orthopédiques liés à la race et les activités sûres, en particulier pour les chiens de grande ou très grande taille, ou pour tout chiot qui boite.

Les chiens adultes en bonne santé

Les chiens adultes peuvent apprécier des activités plus longues ou plus variées une fois qu’ils y sont progressivement habitués. La régularité passe avant l’intensité. Un chien qui reprend l’activité après une période d’inactivité doit recommencer en fonction de ses capacités actuelles, même s’il avait l’habitude de faire de la randonnée ou de courir. Alternez les activités physiques régulières avec le reniflage, l’éducation et des jeux plus doux, plutôt que de vous en remettre à un seul jeu répétitif et très énergique.

Les chiens âgés

Les chiens âgés peuvent encore apprécier les promenades, l’apprentissage, le reniflage et les moments passés dehors. Les recommandations de l’AAHA de 2023 sur les soins aux chiens âgés mettent l’accent sur l’évaluation de la mobilité et l’adaptation de l’environnement. Au quotidien, cela peut consister à améliorer l’adhérence au sol, choisir un parcours plus plat, prévoir davantage de pauses, limiter les changements de direction brusques ou remplacer une sortie exigeante par plusieurs sorties plus courtes.

Ne partez pas du principe qu’une nouvelle hésitation est simplement due à l’âge. Un chien qui évite soudainement les escaliers, peine à se relever, s’arrête avant la fin d’un parcours familier ou ne veut plus sauter dans la voiture doit être examiné avant toute augmentation de son activité.

Chiens ayant un diagnostic, une blessure ou un programme de récupération

Les conseils généraux ne peuvent pas remplacer un programme adapté au diagnostic, à l’intervention, au traitement et à l’examen du chien. L’American College of Veterinary Surgeons souligne que les programmes de gestion de la douleur et de rééducation doivent être personnalisés et suivis à mesure que l’état de l’animal évolue. Demandez quels mouvements sont recommandés, lesquels doivent être évités, à quel rythme l’activité peut progresser et quels signes doivent vous amener à arrêter et à appeler le vétérinaire.

La météo et le terrain peuvent modifier une même promenade

Une promenade familière peut devenir beaucoup plus difficile en cas de chaleur, d’humidité, de mauvaise qualité de l’air, de neige profonde ou de verglas, ainsi que sur un sol brûlant ou glissant. Le National Weather Service recommande de limiter l’activité physique lors des journées chaudes, de prévoir de l’ombre et de l’eau, et de surveiller la température du sol. Raccourcissez ou reportez la sortie avant que votre chien ne ressente de l’inconfort et ne laissez jamais un animal dans une voiture garée.

Choisissez un horaire plus frais, un parcours plus facile ou un jeu de recherche d’odeurs à l’intérieur lorsque les conditions sont défavorables. Pour prendre les bonnes décisions par temps chaud, consultez le guide de sécurité estivale pour les animaux ainsi que le guide pratique sur l’hydratation du chien.

Chien à la recherche de friandises lors d’un jeu de flair à l’intérieur, par temps de pluie
Les jeux de flair à l’intérieur peuvent offrir une activité intéressante lorsque les conditions extérieures sont inconfortables.

Fiez-vous à la récupération pour évaluer la quantité d’exercice

Une récupération normale correspond à l’état habituel de votre chien : il se déplace confortablement, boit et se repose comme d’habitude, se comporte normalement et accepte de participer à la routine suivante. Une évolution notable est plus importante qu’un chiffre parfait dans un carnet de suivi.

Ce que vous observez La conduite à tenir
Votre chien retrouve son calme comme d’habitude, se déplace confortablement plus tard et est prêt à reprendre sa routine habituelle le lendemain. Gardez une routine stable. Si vous la modifiez, ne changez qu’un seul élément et observez à nouveau votre chien.
Après une nouvelle activité, votre chien est anormalement fatigué, raide, réticent ou plus lent. Revenez au dernier niveau qui lui convenait. Contactez un vétérinaire si ce changement est nouveau, persiste ou vous inquiète.
Vous constatez une boiterie, une faiblesse, un effondrement, une respiration inhabituelle, une douleur importante ou un changement soudain de comportement. Arrêtez l’activité et contactez rapidement un vétérinaire. Consultez en urgence si votre chien semble en détresse ou si les symptômes sont sévères.

Les signes de douleur peuvent être discrets. L’ACVS mentionne notamment le fait de ménager un membre, l’agitation, le fait de se cacher ou de protéger une partie du corps, l’irritabilité, une baisse d’appétit ou la réticence à bouger. Ces signes ne permettent pas d’en déterminer la cause à la maison, mais ils indiquent qu’il faut cesser d’augmenter l’exercice et demander conseil à un professionnel.

Questions fréquentes

30 minutes ou deux heures : quelle est la bonne durée pour tous les chiens ?

Aucune de ces durées ne convient à tous les chiens. Ces chiffres sont souvent repris en ligne, mais ils ne tiennent pas compte de l’âge, de l’état de santé, de la condition physique actuelle, de l’environnement ni du type d’activité. Partez d’un niveau confortable et laissez la récupération guider les petits ajustements.

La stimulation mentale compte-t-elle comme de l’exercice ?

L’entraînement, les activités de flair et les jeux de recherche sont des éléments précieux de la journée d’un chien. Ils ne remplacent pas automatiquement toute activité physique. Proposez-les en complément d’une activité adaptée à votre chien.

Dois-je suivre la règle des cinq minutes par mois pour les chiots ?

Ne considérez pas une simple formule fondée sur l’âge comme une règle médicale. Les besoins d’un chiot varient selon sa croissance, sa race, son état de santé, le type de surface, l’activité pratiquée et sa réaction. Demandez à votre vétérinaire des conseils adaptés à votre chiot.

Comment savoir quand augmenter l’exercice ?

N’ajoutez qu’un seul petit changement lorsque la routine actuelle est bien tolérée. Maintenez-le si votre chien reste à l’aise pendant l’activité et récupère normalement ensuite, ainsi que le lendemain matin.

Les chiens âgés ont-ils encore besoin d’exercice ?

De nombreux chiens âgés apprécient une activité adaptée et en tirent des bienfaits. Ils peuvent avoir besoin d’un accès plus facile, d’un sol plus sûr, de pauses plus fréquentes ou de sorties plus courtes. Toute nouvelle baisse de mobilité mérite d’être abordée avec un vétérinaire.

L’agitation signifie-t-elle toujours que mon chien a besoin de plus d’exercice ?

Non. L’agitation, les aboiements, le mordillage, les allées et venues ou le fait de tirer sur la laisse peuvent aussi être liés au stress, à la peur, à la douleur, à la frustration, à un besoin d’éducation ou à un changement à la maison. Tenez compte de l’ensemble de la situation plutôt que de considérer un exercice plus intense comme l’unique solution.

Sources

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